Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
PREFACE AU CARNET DE VOYAGE EN ROUMANIE
Dans un objectif d’échanges entre salariés européens du secteur de l’énergie, la CMCAS d’Avignon et sa commission « Culture et Loisirs » ont entrepris un travail dans le temps, de rencontres et d’échanges entre salariés du groupe Gaz de France, pour construire des activités culturelles et sociales communes.
Ainsi, après avoir reçu en septembre 2007 une délégation de salariés de la filiale roumaine de GAZ de France, Distrigaz
Sud, une délégation de la CMCAS d’Avignon conduite par son Président a été reçue en Roumanie ce mois de mai 2008.
Ces rencontres chaleureuses très ouvertes dans le dialogue nous ont permis de nous rendre compte de grandes similitudes avec la
réorganisation du secteur du Gaz en France ainsi que sur l’évolution des organisations managériales des entreprises sur diverses questions comme les techniques, le système de gestion, les centres
d’appels clientèle et dépannage gaz, l’accueil clientèle.
La Roumanie est un pays de contrastes, un pays en pleine
explosion, qui se construit.
Nous avons sillonné la région de Munténie avec sa capitale Bucarest, ville au patrimoine
parfois ostentatoire avec son Palais du Peuple, ses «Champs Élysées», et autres bâtiments historiques, ses
building de verre et murs d’immeubles recouverts d’images géantes publicitaires, et de grands parcs verts bordant la ville où les roumains aiment s’y promener.
La « grande route », presque unique, qui monte vers la Transylvanie, nous a entraînés à Ploiesti, Brasov, aux portes des Carpates,
montagnes vertes à la tête enneigée pour les sommets les plus hauts .
La ville de Sinaia, « perles des
Carpates » nous a surpris avec ses châteaux de Peles et Pelisor, résidences d’été des Rois, concentré d’art, de matériaux nobles et pièces de collections ;
La promenade dans les Carpates nous a aussi enchantés par sa ville de Sighisoara, village médiéval avec ses fortifications et sa tour de l’horloge, mais aussi ville natale d’un certain Comte,
Vlad Tepes, dit Dracula !
Alors, partis à la recherche de cette légende, nous avons visité Bran et son château, mais
c’était surtout l’occasion de nous rendre compte de « tout le montage » autour de ce personnage !
Entre
montagnes aux sommets blancs et plaines vertes, c’est une Roumanie en mouvement qui flirte avec une Roumanie encore rurale et souvent en carrioles à chevaux.
Au-delà des parties touristique, culturelle et rencontre avec les salariés, ce déplacement a été l’occasion de réunions de travail avec les
représentants de leur « comité d’entreprise », SINDGAZ, créé en 2002 par la fédération syndicale gaz roumaine. L’une d’entre-elles s’est tenu au siège de SINDGAZ et a permis d’examiner
différents projets « activités sociales et culturelle ». BUCAREST sera la prochaine destination à proposer par la commission Voyages, dans
le cadre du tour des capitales européennes.
D’autres voies se profilent, d’échanges entre salariés en « week-end »
découvertes, pour les jeunes agents ou les familles ; la CMCAS d’Avignon et ses commissions vont développer en collaboration avec Sindgaz des propositions…Affaires à suivre. D’autre part, la
CCAS sera sollicitée pour tenter d’aller encore plus loin en terme d’échanges et de coopérations.
PRESENTATION DE LA ROUMANIE
România : (Roumanie) ce nom a été adopté en 1862, à la suite de la création de l'Etat national suite à la réunion en 1859, des provinces roumaines de Moldavie et de Valachie.
Les armoiries de la Roumanie :
L’élément central, l'aigle
croisé d'or, symbole de la latinité, symbolisant le courage, la puissance, le vol vers les hauteurs, et la grandeur. L'aigle tient de sa droite une épée évoquant la Moldavie et de sa gauche une
masse d'armes évoquant Michel le Brave, le premier rassembleur des états roumains. L’écu central représente les armoiries des provinces historiques roumaines, la Valachie, la Moldavie, les
armoiries du Banat et de l'Olténie et de la Transylvanie et de la Crisana.
Le drapeau National :
Le drapeau de la Roumanie est
composé de trois couleurs : bleu, jaune et rouge. Ces couleurs désignent aujourd'hui les trois provinces historiques du pays : Transylvanie, Valachie et Moldavie. Le drapeau actuel a été adopté
officiellement en 1994, mais son utilisation remonte initialement à la période 1871-1948 et plus récemment à 1989.
La capitale :
Bucarest situé au sud Est du Pays dans la plaine Roumaine. La ville est divisée en six secteurs administrés chacun par une mairie. Les principales villes sont Bucarest, Iasi, Timisoara, Craiova,
Galati, Cluj, Sibiu, Constanta, Brasov.
La population de Bucarest est de 2 100 000 habitants et de 2500000 avec la proche banlieue
Situation géographique :
La Roumanie est située au Sud-est de l'Europe, au bord de la mer noire et a une superficie de 237 500
km². Sa population est de 22.459.000 d'habitants.
Frontières
de3149.9 Km de long. avec la Hongrie à l'ouest, l'Ukraine au nord, la Moldavie à l'est ; la Bulgarie au sud et la Serbie au sud-ouest.
La Roumanie est divisée de huit régions de développement, nommées d'après leur position géographique:
Nord-Vest
Nord-Est
Sud-Vest
Sud-Est
Sud
Vest
Centre
Bucureşti-Ilfov
Le pays est divisé administrativement en 41départements et une municipalité.
C’est une république, dont le président actuel
est Traian
Basescu.
Le Gouvernement de la Roumanie est
formé de 14 ministères. Le Parlement de la Roumanie, qui comprend 369 membres dont 137 Sénateurs et 332 Députés.
Le relief est constitué de
montagnes, de collines et par Delta du Danube et le littoral de la Mer Noire. Les Carpates occupent un
tiers du pays et imposent le caractère dominant du relief de la Roumanie
Les Carpates
roumaines sauvages et ténébreux forment des chaînes parallèles dont le point culminant atteint les 2 550 m. Les plus hauts sommets sont Modoveanu (2.544m) et Negoiu (2.535m).Elles
courent de la frontière nord avec la Hongrie à la frontière sud avec la Yougoslave où elles se raccordent aux Balkans.
Le plateau Transylvain : blotti à l'intérieur des Carpates et vallonné, on y cultive des céréales, du houblon et du chanvre ; l'élevage est l'une des occupations principales. Le sous sol est riche en gisements de gaz naturel On peut y découvrir au fil de ses pérégrinations des buffles, de grands troupeaux d'oies blanches ainsi que des cigognes.
Les plaines : Les grandes plaines de Dobroudja, de Valachie et de Moldavie ont un climat rude : l'hiver les températures y sont très basses et sont parcourues par des vents sibérien, l’été est une saison extrêmement sèche avec une chaleur suffocante.
Le Danube, après avoir pris sa source dans les montagnes de la forêt noire et arrosé plusieurs pays sur plus de 2860 km, il se jette dans la mer noire par un majestueux delta en bonifiant de son limon fertile les terres sur lesquelles il coule. Sur sa partie moyenne et basse des nombreuses villes se sont érigées en y apportant un essor économique sans conteste. Le delta est devenu une réserve naturelle où des nombreuses espèces y prolifèrent.
Les bord de la mer noire (le littoral roumain ne dépasse pas les 250 km) est constitué de plages sablonneuses. Le tourisme s’y est développé par l’aménagement de station balnéaires.
Le climat : continental tempéré, quatre saisons ; en été la température varie entre 22 et 24°C et peut monter jusqu'à 45°C
; pendant l'hiver la température moyenne est de -3°C et peut descendre à -25°C
La monnaie :
Depuis juillet 2005, l'unité monétaire roumaine, le Leu, s'est allégé de quatre zéros pour devenir le Nouveau Leu, en vue de l'adhésion prochaine du pays à l'Europe. On trouve des pièces de 1, 5,
10 et 50 bani, et des billets de 1, 5, 10, 50, 100 et 500 Lei. Un euro vaut environ 3,50 lei.
L'heure
Les Ressources principales sont le bois, le pétrole (3e producteur d'Europe) près de Ploiesti, la lignite, le gaz naturel. Malgré cela elle doit importer une grande partie de ses besoins. Agriculture: mais, blé, vigne, betterave à sucre. Elevage: ovins, porcins. Le cheptel bovin reste très en retrait.
LE VOYAGE DU 11 AU 13 MAI 2008
Le 11 mai 2008 :
Départ de l’aéroport de Marseille pour Amsterdam, ville étape où
nous avons pris un vol de la compagnie KLM pour Bucarest. Dès notre arrivée dans la capitale roumaine, nous avons été accueillis et pris en charge par nos collègues roumains, direction notre
prestigieux hôtel quatre étoiles, l’hôtel RAMADA .Juste le temps de poser nos bagages et nous voilà partis en direction du centre de la capitale pour la visite du
parlement.
C’est une visite incontournable des édifices de la capitale, bâtiment vestige mégalomane de l’ère Ceauşescu, c’est la plus imposante construction d’Europe et le deuxième au monde après le
Pentagone avec une surface au sol de 350 000 m² Le palais mesure 270 mètres sur 240 mètres, et à une hauteur de 86 mètres. Il contient 1 100 pièces (certaines d’entre elles couvrent la
surface d’un terrain de football) réparties sur 12 étages. Anciennement appelé la maison du peuple, il abrite actuellement la chambre des députés et le sénat.
Le repas du soir a été organisé dans un restaurant
folklorique champêtre du centre ville la Terasa Doamnei . Nous avons ainsi pu goûter et apprécier notre premier repas typiquement roumain, en découvrir ses saveurs et apprécier un
spectacle folklorique mélange de chants et de chorégraphies exécutées par des danseurs revêtus de costumes traditionnels très colorés et
chatoyants.
Le
12 mai 2008
Le matin, une réception a été organisée au centre DGS de Bucarest avec les représentants de la direction (le sous-directeur de Distrigaz sud, Mr Moreau, le
directeur général des relations humaines et le directeur commercial régional) et des représentants
des syndicats. Ils nous ont expliqué les différentes composantes de la société (environ 8000 employés pour 1.250.000 clients couvrant la moitié du territoire de la Roumanie), le passage d’une
entreprise d’état à une entreprise privée, les grands chantiers de modernisation de l’entreprise sur une période extrêmement courte, la formation des cadres et employés pour la mise en place
de nouvelles méthodes de travail plus productives, l’informatisation des services, la lutte contre la corruption très installée dans ce secteur, la législation du travail et les efforts à
faire en matière de sécurité, la fiabilisation du réseau essentiellement aérien. Ce changement a pu se faire grâce à l’investissement des partenaires syndicaux dans les discussions
managériales et l’implication dans les ateliers de travail. La volonté et l’adaptabilité des employés et ouvriers leur ont demandé des efforts très importants et parfois
déstabilisants.
Nous avons pu faire
la visite des locaux de l’agence et de la réception clientèle et nous rendre compte de leur organisation, accueil physique encore très important car encore beaucoup de paiement en espèces des
consommations (seulement 2,3 % sont mensualisés).
Après quelques minutes de voiture, nous avons été reçus à la
Fédération de l’Energie et accueillis par le responsable qui nous a expliqué les différentes structures syndicales des diverses branches des entreprises gazières roumaines.
En 2000 la société d’état ROMGAZ comptant 25000 salariés à été divisée en quatre compagnies :
- Distrigaz Sud, filiale de GDF avec 10500 employés
- Distrigaz Nord avec 11000 employés
- Transgaz entreprise de transport d’état avec 4500
employés
- Romgaz entreprise de
production et d’extraction d’état avec 4500 employés
Nous avons pris le repas de midi dans un restaurant italien situé au milieu d’un des immenses parcs emménagés de la
ville.
Après midi départ pour Brasov et pour Poiana
Après la traversé d’une immense plaine sur l’une des principales routes à quatre voies bordée de petites maisons et de fermes, image d’une population pauvre et
peu moderne installée devant leurs maisons pour vendre leur production d’œufs ou de légumes, conduit par un chauffeur irrespectueux des limitations de vitesse, puis des routes plus chaotiques
et étroites des montagnes de Transylvanie nous sommes arrivés à Brasov, grande ville ouvrière de la région, peuplée d’environ 300 000 habitants, à l’habitat plus cossu. Nous avons
traversé la cité sans nous y attarder pour rejoindre Pioana, charmante station de ski, par une route sinueuse et encadrée de montagnes verdoyantes, sur laquelle se côtoyaient voitures à
moteur et attelages, carrioles bringuebalantes, affublées d’un train de pneus de marque Michelin (ils ne se refusent rien) tractées par des chevaux fourbus et vieillissants.
Nous avons été logés dans un grand chalet, propriété de
Transgaz . Nos fenêtres s’ouvrent sur la station et sur un horizon que découpent les sommets encore enneigés des Carpates.
Nous avons pu assister à un magnifique couché de soleil rougeoyant
disparaissant derrière des crêtes fantomatiques.
Le 13 mai 2008
Nous reprenons la route de bon matin, notre pilote est passé à une allure plus naturelle et sécurisante pour les passagers que nous
sommes.
Nous traversons plusieurs petites localités bordants l’unique route très fréquentées
où se croisent des voitures, des charrettes hippomobiles, des piétons. Tout ce petit monde semble s’accommoder de cette situation de partage de
la chaussée risquée et aventureuse.
Notre périple nous mène dans un des hauts lieux touristiques roumains, la cité de Sighisoara, véritable joyau architectural de la Transylvanie, inscrite depuis 1999 au patrimoine mondial de
l’Unesco.
Son point central est une tour du 14ème siècle affublée d’une magnifique horloge dont le mécanisme, importé de Suisse, actionne le mouvement de figurines en bois qui symbolisent les jours de la semaine.
Un promontoire de bois au sommet de la tour permet de survoler les toits et les ruelles étroites du village. Il est coiffe d’une remarquable flèche aux tuiles vernies et multicolores, terminée par un coq météorologique.
La Tour abrite le Musée
d'Histoire qui propose à ses visiteurs d’admirer une pharmacie médiévale de 1670, des pièces intéressantes d'ethnographie et une collection de montres et autres objets. Dans une rue, à
proximité de la Tour d'Horloge a été construit une promenade couverte appelée le Passage des Vieilles Dames, qui protégeaient des chutes de neige et la pluie. Près de l'église, il y a la maison
natale de Vlad Dracul, dit Dracula, légende ou histoire vraie, les opinions divergent.
Puis nous nous dirigeons vers Mures afin de visiter une station de compression gaz propriété de Romgaz. Cette station est dotée de six divisions de compresseurs dont les énormes et
assourdissants moteurs à gaz ont des puissances de 1000 cv à 2000 cv .Ils élèvent la pression du réseau de transport gaz de 10 bars à 29 bars (nous sommes obligés de porter de magnifiques
casques bleus anti-bruit sur nos oreilles).
Le repas de midi, plutôt de 14 h, se prendra dans une auberge de campagne bordée d’une rivière et entourée de vertes collines, dans une salle en sous-sol au décor surchargé de bibelots de
toutes sortes donnant un caractère un peu musée à la pièce. C’est un effet recherché puisque ce lieu s’appelle Dracula Danes (la cave de Dracula). C’est un
repas traditionnel roumain, pantagruélique comme beaucoup de repas pris depuis notre arrivée, servi sur une immense table de ferme entourée de chaises difficiles à déplacer tellement elles sont
massives et lourdes.
Plus tard, après une marche digestive dans la parc de
restaurant ou nous avons découvert un élevage d’autruche et une certaine forme rurale du travail des champs par encore mécanisée puis nous avons regagné notre nid d’aigle de Poiana.
FIN PREMIERE PARTIE
LE VOYAGE DU 14 AU 16 MAI 2008
Le 14 mai 2008
Direction Sinaia où nous allons découvrir une agence clientèle de Distrigaz, site de montagne qui dessert environ 27000 clients sur 720 km de réseau.
Le service comprend 42 salariés dont 12 femmes avec peu de moyen
en véhicules (4 voitures de service et un petit camion). Equipe qui a fort à faire puisque 60 % de réseau est à renouveler. Nous avons été reçu par le chef de la section clientèle qui nous a fait
visiter les locaux techniques et l’accueil clientèle. La majorité des clients viennent encore payer leurs factures en espèces aux guichets.
Nous quittons la localité de Siania, pour nous rendre non loin de là sur un site très touristique de la Roumanie, Peles.
Le château Peles, construit entre 1875 et 1914 par le roi Carol 1 er qui en fit sa résidence princière, est de style néo-renaissance et néo-baroque allemand. Il se dresse majestueusement au milieu d’un immense parc végétal couvert de multiples essences d’arbres et de fleurs odorantes. La bâtisse est une vaste enfilade de pièces aux murs recouverts de bois, luxueusement décorées et meublées richement, ornées de nombreuses collections de toiles, de tapisseries, d’armes et armures d’époque donnant des indications très réalistes de la magnificence de la famille des Hohenzolernn qui a régné sur la Roumanie de 1866 à 1947.
Appartenant à l’Etat, il devait être rétrocédé à l’ancien roi, mais le prince Charles dans une déclaration a réagit en rappelant que d’après le testament du roi Charles 1 er, il appartenait au peuple roumain et de ce fait au patrimoine national.
Tout à côté du château, se trouve une autre construction tout aussi
prestigieuse, le Pelisor, sorte de dépendance royale où vivaient la reine Marie et ses enfants.
Après les joies de la vue, voici de nouveau les délices des papilles à l’heure du déjeuné, nous sommes attablés dans
un restaurant à l’atmosphère rustique le "Cutitu de l'argent" avec au menu un grande variété de légumes mais également un chapelet de viandes, bouc, saucisses, ailes et
cuisses de poulet embrochées sur des sabres et grillées au feu de bois et au suave fumé. Heureusement un dessert glacé nous permet de rafraîchir nos estomacs repus.
Pas le temps de souffler que nous voilà une nouvelle fois sur la route en direction de Bran.
Le premier château, en bois, a été construit par les Chevaliers
Teutoniques au XIIIe siècle pour contrôler une route
commerciale stratégique importante. Il a été reconstruit par la suite en pierre. En 1920, les habitants de Brasov offrent le château à la famille royale de
Roumanie.
Il reste vingt-sept ans possession de la famille royale. La reine Marie a été
attirée par le château pour sa position, pour son ambiance médiévale et en a fait sa résidence
préférée. C’est pourtant un château lugubre aux pièces un peu exigues et sombres, avec des passages secrets très étroits pour desservir les étages
en tout incognito. Il possède un balcon qui surplombe une cour intérieure
Le château est transformé en musée national et il est ouvert aux visiteurs dans les années
1950.
Par son statut de Château de Dracula, bien que le prince sanguinaire transylvanien n’y soit jamais venu, il draine
chaque année 500 000 visiteurs.
Le dîner du soir, pour ne pas perdre les bonnes habitudes, se passera dans un restaurant de la station de ski de Poiana.
Voici une auberge typique de la Roumanie la Culiba Haiducilor, où nous sommes reçus avec un verre alcool chaud accompagné de « mici » sortes de saucisses grillées, le tout servi autour d’un scintillant feu de bois extérieur, le décor est ainsi planté.
Un escalier de bois de l’immense chalet donne dans l’antichambre de la taverne dans laquelle sont élalés une profusion des fromages
exposés sur des tables, de la charcuterie pendue au plafond, des bouteilles et tonneaux de vins, des bocaux colorés de légumes au vinaigre bien alignés sur des étagères où pendent des grappes de raisin, de l’ail tressé…La porte s’ouvre sur la salle de repas résonnant des rires des convives déjà installés et
d’harmonies entraînantes. On est vite dans le bain de la soirée, et tout du long nos ripailles gastronomiques sont accompagnées par des musiques tziganes interprétées par un trio de musiciens en costumes pittoresques qui s’en donnent sans compter.
Le 15 mai
2008
Nous faisons nos valises, après trois jours d’occupation de nos chambres, reprenant la route laissant derrière nous les crêtes blanchâtres des Carpates éclairées par le soleil matinal pour la
ville de Ploiesti beaucoup plus bas dans la vallée.
Nous sommes reçu à l’agence d’exploitation de Distrigaz par son directeur qui
nous fait l’honneur de la visite des différents services techniques et « call center » et leurs structures fonctionnelles et de personnel.
Nous avons pu remarquer ici aussi que le bureau syndical jouxte le bureau du responsable.
En début d’après midi, nous sommes invités à participer à une réunion de travail au siège de SINDGAZ.
SINDGAZ est l’équivalent du
comité d’entreprise ; il est composé de quatre agences réparties sur le territoire et le siège principal se trouve ici à Ploiesti dans le grand bâtiment de la chambre de commerce de la
ville. Son Président est Catalin Dinu .
Le comité d’entreprise est plutôt géré comme une agence de voyage dont les fonds de fonctionnement sont obtenus par diverses activités
commerciales et manifestations (spectacles, concerts musicaux, locations de salles….) et qui proposent un grand nombre de destinations en Roumanie ou à l’étranger ( 60% sur le territoire
roumain et 40 % à l’extérieur) et des séjours multiples. Les ressortissants du comité , environ 22000 familles, bénéficient d’offres particulières durant un maximum de 14 jours de congés par an
avec une participation du comité de 65 % pour l’employé et de 50 % pour les membres de sa famille.
Il est aussi ouvert aux
extérieurs qui, bien sùr, ne jouissent pas de participations financières.
Quelques pistes de réflexions sont sorties de cette entrevue.
- Soit lors d’échanges, les membres roumains payeraient les frais de
transport et le voyage et nous prendrions en charge l’accueil, l’organisation du contenu des activités et réciproquement.
- Soit à définir, par l’intermédiaire d’une agence de tourisme qui proposerait des prix attractifs ou par l’intermédiaire des structures de la CCAS qui
organiserait le contenu et le programme des visites et également réciproquement.
Le Président Catalin a la volonté de mettre en
place un département spécifique pour organiser et mener à bien ces échanges entre eux et nos structures CMCAS et CCAS.
Coté CMCAS et
de ses commissions, des activités d’échanges sur des thèmes spécifiques entre enfants ou adolescents pourraient voir le jour.
D’autres possibilités d’échanges pourraient être mises en place à certaines dates de l’année comme le festival d’Avignon, Contre Courant et autres
manifestations culturelles et festives pour une période de 4 ou 5 jours.
Le président roumain invite, pour le mois d’octobre
prochain, une délégation française pour une rencontre avec la fédération et le syndicat roumain afin d’étudier et rédiger une charte commune d’échanges.
Après cette entrevue très intense et constructive, nous sortons de la ville en direction de notre nouveau point de villégiature du soir à environ 20 km de Ploiesti.
La route serpente aux flancs de coteaux recouverts de vignobles au milieu desquels se dressent des derricks. Terre riche par son relief viticole mais également par son sous sol gorgé de pétrole, extrait nuit et jour par de puissantes pompes au bras articulé.
L’imposante cave de Séciu, qui domine toute la vallée, est à la fois de caveau cachant des crus raffinés mais aussi un important complexe hôtelier avec ses salles de restaurant pouvant
accueillir 600 personnes et ses 30 chambres.
Nous sommes conviés à une véritable soirée de gala par nos hôtes. De nombreux
invités ont rejoint la délégation dont nos visiteurs roumains de l’année dernière en Avignon que nous retrouvons avec grand plaisir.
C’est de nouveau un repas traditionnel, servi en grandes pompes, avec tous les mets et spécialités culinaires du pays, ponctué par des musiques
et chants de la région interprétés par une chanteuse en costume et trois musiciens qui nous invitent souvent à nous joindre à eux pour danser.
Au milieu du repas, nous avons droit à un véritable cours d’oenologie et à la dégustation de vins de toutes couleurs
de robes. La soirée s’est terminée fort tard dans la nuit et pour certains plutôt au petit matin.
Le groupe Franco Roumain
Debout : Raluka, Georgue, Daniela, Costi, Angela, Catalin, Eugen, Claude, Robert,
Raluka
Assis : Aurel, Alina, Caroline, Serge, Jacques, Hugo
Le 16 mai
2008
Le matin, départ du domaine viticole, pour de nouveau Ploiesti et le siège de Sindgaz ; c’est une ville très industrialisée chef lieu de
la province de Prahova où de nouveau d’immenses tours de verres se dressent vers le ciel et voisines des constructions moins
modernes.
Le repas de midi est pris en vitesse sur une aire en bordure de route qui nous emmène à notre aéroport de retour
FIN
Un grand merci à Raluka, Catalin, Aurel, Georgue et tous les autres pour leur gentillesse et leur chaleureux accueil
Rédaction : Caroline et Serge
Photographies : Jacques, Caroline, Serge
Images de Roumanie
ARTICLES RELEVÉS SUR LA TOILE
CIRQUE ICI "SECRET"
Le Guillerm, un monde à part
LIBERATION.FR
René Solis
QUOTIDIEN : jeudi 10 juillet 2008
Attraction, titre générique d’un spectacle et
d’une installation de Cirque ici Johan Le Guillerm ;
Secret (le spectacle), cour du lycée Mistral. A 22 h. Jusqu’au 26 juillet. Monstration-la
Motte(l’installation) à la Miroiterie. De 12 h à 19 h. Jusqu’au 26 juillet.
«Ce que je regarde me cache toujours quelque chose que je ne vois pas» : cette phrase de Johan Le Guillerm, au détour d’un des films projetés en
boucle dans l’installation qu’il a conçue pour la Miroiterie, est l’une des clés possibles pour entrer dans son univers. Artiste de chapiteau, fondateur de Cirque ici, Le Guillerm poursuit une
œuvre solitaire et conceptuelle qui radicalise à l’extrême tout ce qu’on a appelé «nouveau cirque». Au départ du mouvement, il y eut le désir de s’affranchir d’un modèle esthétiquement et
économiquement à bout de souffle. Fini les dizaines de caravanes, les ménageries pathétiques, les propos crétinisants. Vive le retour aux sources, les numéros dépouillés (fil, jonglage, trapèze),
la sueur des corps au travail.
Exploit. Cette quête de renouveau est passée par une individualisation du cirque dont Le
Guillerm est sans doute l’exemple le plus saisissant. Chez lui tout semble se concentrer : recherche de l’expérimentation plus que de l’exploit, création d’un personnage mystérieux, mi-bête
mi-homme (qui peut virer à la diva agaçante), invention d’un univers poétique qui repose la question de l’imposture (qu’un numéro «marche» ou pas compte moins que l’idée qui le porte). Or, si,
pour reprendre ses mots, ce que l’on regarde cache toujours quelque chose que l’on ne voit pas, qu’y a-t-il alors à voir qui ne serait pas diversion ?
A Avignon, Le Gillerm reprend, avec quelques modifications, Secret, spectacle déjà présenté en 2004 au festival. Il déploie son univers dans une
installation à la Miroiterie, à l’extérieur des remparts. Il installe aussi son «chantier des architectures», structures de grandes tailles (planches, cerceaux) en divers points de la
ville.
Sous le petit chapiteau, Secret conserve un charme poétique intense en
reposant la problématique du dompteur. Où l’artiste, au début, faute d’animaux, devient dresseur de sceaux. Et fait au final danser un tourbillon de poussière à la place des serpents. Entre les
deux, il y aura toutes les variations sur le cercle, les incertitudes du mouvement et la prévision de l’imprévisible.
Source : http://www.liberation.fr/culture/theatreetdanse/avignon2008/338132.FR.php
ARTICLE RADIO FRANCE.FR
11 juillet : Secret de Johann Le Guillerm
Un spectacle peu ordinaire à voir au Festival d’Avignon. Ce n’est ni de la danse, ni du théâtre, c’est du cirque, encore, qu’avec Johan Le Guillerm, concepteur de Secret, proposé sous chapiteau dans la Cour du Lycée Mistral jusqu’au 26 juillet, il faut s’attendre à tout, sauf à du cirque :
Johan le Guillerm ou l’art de dompter les éléments. Johan le Guillerm ou le premier circassien qui lutte à main nue avec la matière. Vous vous pensiez au cirque. Vous y êtes. Sur la piste qu’encerclent les spectateurs, pas de lions, pas d’éléphants, pas de trapézistes voltigeant au dessus de nos têtes. Un homme, seulement, mais quel homme. Mi barbare mi animal, grand, le torse nu revêtu d’un manteau rouge, Johan le Guillerm tient en main un fouet qui claque sur des sauts en métal et des fourrures sauvages. Ce grand bonhomme en sueur est un drôle d’artiste. Il déjoue les codes du cirque et crée avec trois fois rien un show spectaculaire où des avions de papier viennent se poser sur sa main, où il saute sur la croupe de chevaux tressés de branches d’acier. Les exercices se suivent et ne se ressemblent pas. Certains sont d’une beauté irréelle et s’offrent comme des tableaux à déguster lentement. Deux tours de livres empilés un à un sur lesquels se couche l’artiste, dans un équilibre précaire et on reste béat devant la poésie du geste, répétitif, minutieux, fragile et délicat. Et un final, somptueux qui voit s’édifier devant nous une cathédrale de planches de bois, tendues de cordes rugueuses et qu’escalade jusqu’au sommet le Guillerm, triomphal. Au fond, la prestation ici n’est pas ce qui compte et ce qu’on emporte avec soi, en quittant le chapiteau, c’est l’imagination sans limite, proprement contagieuse, d’un homme qui semble définitivement avoir dompté les lois de l’apesanteur.
LE PARTAGE DE MIDI
5 juillet : Partage de Midi de Paul Claudel
C’était hier soir l’ouverture du Festival d’Avignon et tous, nous nous sommes rendus hors
des remparts, à quelques kilomètres de la ville, pour assister à la création de Partage de Midi, de Paul Claudel, un spectacle sans metteur en scène, travaillé par le collectif des
comédiens.
A la Carrière Boulbon, bloc de roche brute arraché à la nature, sous un ciel étoilé, quatre acteurs rodent autour d’une scène de bois déposée sur une mer de terre battue. Parmi eux, Valérie
Dreville, l’une des artistes associée de cette 62e édition, littéralement habitée par la langue de Claudel. Elle est Ysé, la femme convoitée de tous et l’impossible amour. A ses côtés, Nicolas
Bouchaud, qui est Amalric, le voyou de la bande, Gaël Baron, qui joue De Ciz, le mari, et surtout, surtout, Jean-François Sivadier dans le rôle de Mesa, l’amant, le seul aimé. Sivadier qui prend
tous les risques et campe un Mesa vulnérable et torturé.
Sur la scène qui se défait d’heure en heure et finit en lambeaux, les acteurs bravent, comme s’ils étaient embarqués sur une mer démontée, les remous et les lames de fond d’une écriture infernale
qui laisse jaillir la brutalité des relations humaines.
Et c’est cela qu’on entend avant tout le reste: le déchaînement de la langue, sauvage, animale, d’une rage pulsionnelle qu’exacerbent la passion et le désir. A la fin du spectacle, on sait que la
traversée a eu lieu, malgré l’éloquence qui parfois frôle la grandiloquence, malgré les maladresses d’une représentation à laquelle un metteur en scène aurait sans doute évité les sauts de cabri
ou le trop plein de fougue. Des applaudissements mitigés ont accueilli le spectacle. Et c’est dommage. Il méritait des encouragements plus chaleureux qui viendront, on n’en doute
pas.
source : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/dossiers/2008/avignon/report_fiche.php?report_id=240010093&pg=3&PHPSESSID=2409298f33ee823d6f1fb502297d1ee6
SI VOUS AVEZ VU LES SPECTACLES
DONNEZ NOUS VOS IMPRESSIONS
OPERA THEATRE D'AVIGNON
LE VENDREDI 23 MAI 2008 A 20 H 30
ROMEO ET JULIETTE
COMPAGNIE ANGELIN PRELJOCAJ
Chorégraphie primée aux Victoires de la Musique 1997
« Dans une improbable Vérone, non pas futuriste mais fictive, passablement délabrée, se côtoient, d’une part une classe favorisée et dirigeante (la famille de Juliette),
d’autre part une population misérable et exploitée (celle de Roméo).
La rencontre des amants est proscrite, la milice omniprésente et musclée est chargée par la famille de Juliette
de contrôler l’ordre social. Ce n’est pas seulement l’image shakespearienne de la fatalité qui se dégage dans ce ballet, c’est aussi l’emprise effective du pouvoir sur l’une des libertés
essentielles de l’individu, celle d’aimer.
Même s’ils se soumettent parfois, Roméo et Juliette refusent la façon de vivre qui leur est imposée, d’où le scandale de cet amour. Tous deux souhaiteraient être ailleurs
et sentent la nécessité de décrocher. Le choc passionnel leur permettra de sauter le pas et d’oser échapper au sort qu’on leur avait tracé ».
Angelin Preljocaj
ANGELIN PRELJOCAJ
De parents albanais, Angelin Preljocaj est né en 1957 à Paris. Après une formation classique, il aborde la danse contemporaine avec Karin Waehner (l’une des toutes premières à faire connaître en France le modern dance) puis aux Etats-Unis avec Zena Rommet et Merce Cunningham.
Comme danseur, il travaille au Centre national de danse contemporaine d’Angers, avec Viola Farber, puis avec Dominique Bagouet, dont il renie pas l’influence : « J’en rejette beaucoup, mais ce que j’en garde me paraît excessivement important. Bagouet, c’est pour moi une rencontre avec un très grand chorégraphe. Il m’a ouvert les voies qui me permettent aujourd’hui de créer tout en étant moi-même. » Il fonde sa propre compagnie en 1984, est lauréat en 1985, avec Marché noir, du concours international de Bagnolet.
A ce jour, il a signé pour sa compagnie une vingtaine de pièces, parmi lesquelles
Larmes blanches (reprise en 89/90 par le Ballet de l’Opéra de
Lyon), A nos héros, Le Petit Napperon rouge, un trait d’union,
Noces, La Peau du monde, L’Anoure, Paysage après la bataille ; il a
collaboré avec le ballet de l’Opéra de Paris (Le Parc, Casanova), le ballet de Munich (L’Oiseau de feu), le New-York City Ballet (La Stravaganza), le ballet de l’Opéra de Lyon (Roméo et Juliette en 1990, pièce remontée ensuite avec sa compagnie),
la biennale de danse de Lyon (Amer, America en 1990). Installé
brièvement avec sa compagnie à Châteauvallon puis Aix-en-Provence,
il est depuis 1998 conseiller artistique du
Deutsche Oper de Berlin.
LA
MUSIQUE
Le retour en U.R.S.S. de Prokofiev (de cette période date Roméo et Juliette) a été motivé par le mal du pays - “l’air des contrées étrangères ne m’inspire pas, car je suis russe, et il n’y a rien de pire pour moi que de vivre l’exil” -, par l’envie de participer à ce qui s’y passait - “les sujets traditionnels de l’Occident me répugnent à présent ; je les trouve fastidieux, indifférents, plus inutiles les uns que les autres. En Russie soviétique, des millions d’hommes découvrent la musique, et c’est à ces cadres nouveaux que doit penser le compositeur soviétique d’aujourd’hui” -, par la fatigue de tournées de concerts qui n’étaient qu’une nécessité financière et amputaient par trop son temps de compositeur, et par les retombées de la crise financière américaine - ralentissement de l’aide à la vie artistique parisienne, donc raréfaction des commandes. Ce retour va modifier bien sûr certaines options de Prokofiev, même si en 1934 il déclarait encore dans les Izvestia qu’il divisait sa production musicale en deux catégories distinctes : d’une part les oeuvres “pour connaisseurs... grande musique pouvant poser des problèmes même à de grands musiciens”, d’autre part celles destinées à un auditoire plus large, qui fait son apprentissage, “musique légère de qualité”. Les grands ballets de toute une soirée, longs divertissements avec une intrigue et une musique qui réinterprète
l’ancien modèle tchaïkovskien, vont être les gages de l’adaptation du compositeur.
C’est en 1934 que Prokofiev a ses premiers entretiens avec la direction du Kirov (le rincipal théâtre de Léningrad ) à propos d’un nouvel ouvrage. Le compositeur désire crire un opéra, dont le sujet pourrait être tiré de La Fille du capitaine de Pouchkine. drian Piotrovski, directeur littéraire du théâtre, suggère trois sujets de ballets - d’après ristan et Iseult, Pelléas et Mélisande, Roméo et Juliette. Prokofiev qui vient d’écrire unemusique de scène pour Antoine et Cléopâtre, opte pour Shakespeare (alors très en vogue n U.R.S.S.), jugeant que l’intensité des passions et la conduite de la dramaturgie dans oméo et Juliette conviendraient au mieux pour une oeuvre voulue “épique et
symphonique”. Grand drame chorégraphique que l’on pourrait qualifier d’opéra muet, oméo et Juliette va être la plus vaste oeuvre (avec L’Ange de feu) écrite jusque là par rokofiev, et aussi la première tentative aboutie d’un ballet sur un sujet shakespearien (...).
http://www.grandtheatre.fr/spip.php?page=video&id_article=62
link
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires