Près d’une barque échouée, deux bohémiennes retiennent captive la jeune Erendira. Elles nous racontent les fantastiques histoires du village de Macondo, l’histoire d’Esteban, Le Noyé le Plus
Beau du Monde échoué sur une plage, l'histoire du Monsieur Très Vieux avec des ailes immenses, ange déplumé et asthmatique qu'un orage a fini par flanquer par terre, ou encore, l'Incroyable
et Triste Histoire de la Candide Erendira et de sa Grand-mère Diabolique, qui bouleversa un village tout entier.
Adaptation et mise en scène : Sarkis Tcheumlekdjian
Distribution : Magali Albespy, Deborah Lamy, Catherine Vial.
Scénographie : Azad Goujouni
Musique originale : Gilbert Gandil
Univers sonore : Bertrand Neyret
Création costumes : Marie-Pierre Morel Lab
Création lumières : Guillaume Noël
Vidéo : Catherine Demeure
Régies : Eric Dupre, Matthieu Lacroix, Antonin Liège, José Ventricci Prioli
Photos : David Anémian / Déclics et des Claps
Qui sont-ils ?
LA PRESSE
L’adaptation libre et fort réussie de “L’incroyable et triste histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique” nous offre une heure de ravissement...
Un enchantement. Une réussite totale, une des plus belles machines à rêver que le théâtre nous ait offert. Tout concourt à faire de nous des enfants ravis et qui en
redemandent encore et encore... Trina Mounier - Lyon Poche
Un spectacle exceptionnel de beauté, poésie et rire doux et amer. Le sourire s’installe dès les premières images et ne quittera plus le spectateur jusqu’au tableau final.. . Michèle Hautois
- Le Progrès
Du théâtre comme nous aimerions en voir encore et encore où l’extraordinaire et la démesure pointent nos errances, où les héros ridicules et magnifiques sont nos miroirs secrets... 491 - Pascale Clavel
Histoires extraordinaires. Tout l’art de la littérature et du théâtre se voit ainsi résumé dans ce spectacle drôle et pur. A voir sans réserve aucune Vincent Raymond - Tribune de Lyon
L’invraisemblance comme le banal se côtoient ici avec délicatesse. Une représentation unique, propre à engendrer le rêve... P.F. - Le Dauphiné Libéré
Une suite harmonieuse d’images envoûtantes baignant dans une atmosphère magique. Une plongée dans l’imaginaire, dans un monde d’irréalité... Lvivska gazeta – Ukraine
Alors que tout semble se construire sur une scène, y compris notre propre imaginaire, la richesse d’interprétation n’envahit pas l’esprit, elle l’émerveille, le stimule ... M.R. - Le Dauphiné
Libéré
http://www.erendira.fr/presse_macondo.html
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Un Show rafraîchissant et énergique ou fées, Culture Hip Hop et Marivaux se rencontrent
Yanis et ses potes passent une journée ordinaire dans leur quartier; malgré les rires, on sent chez Yanis un sentiment de lassitude croissant. L’humour et la magie du théâtre additionnés à une multitude d’arts font de ce parcours initiatique une quête de raison. Quand fée, exilé, savant fou, rap et Marivaux se rencontrent, ça promet un voyage détonnant.
Auteur: Sophie Martin, Charlotte
Bartocci
Mise en scène: Sophie Martin, Charlotte Bartocci
Artistes: Sophie Martin , Charlotte Bartocci, Djibril Paradé, Nicolas Breteau, Ali Ghozayel, Seb Houbani
DES PAVES SUR SCENE - THEATRE LE MERY
Une comédie... urbaine, drôle et décalée Ecrite par Charlie Bartocci et Sophie Martin
Coup de Coeur du Club de la Presse - Avignon Off 2008
Jeune adulte issu de la seconde génération d'immigrés qui réside en banlieue parisienne, Yanis est en proie à des
tourments identitaires. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il peine à affirmer sa personnalité au sein d'une société qui est censée être la sienne mais de laquelle il se sent exclu, sans
pour autant avoir réellement tenté de s'y insérer.
Des Pavés sur Scène, c'est le voyage de Yanis, sous forme de rêverie qui, en le confrontant à ses angoisses, ses doutes et ses préjugés, va lui permettre de mieux se comprendre lui-même ainsi que le monde qui l'entoure. Des Pavés sur Scène nous expose ainsi une vision de notre société avec réalisme, humour, magie et créativité. Mêlant théâtre, musique, danse, chant, rap et vidéo autour d'un thème universel : la quête d'identité.
Cinq jeunes comédiens nous racontent la banlieue, la jeunesse et ses clichés dans un spectacle multi-formes et plein d’énergie : danse, slam, vidéo, théâtre dans le théâtre…Riche et réjouissant. Ces jeunes là, issus de la seconde génération d’immigrés, nous parlent avant tout d’eux-mêmes, de leur place, de leur apparence, tellement identitaire et en même temps, murs de leur propre isolement. On y parle en toute liberté de nombreux sujets : l’immigration, la police, les gangs, la télévision, l’image de chacun… Les situations et les personnages sont certes caricaturaux, mais en même temps tellement justes et surtout mis en scène dans des formes et des mots accessibles, non dénués d’humour. Yanis, le personnage principal, qui souhaite changer sa vie, mais l’aromatise en attendant de nombreux pétards, parle avec beaucoup de conviction, même quand il se retrouve face à lui-même et que son reflet lui dit : « C’est quoi tes rêves ?....c’est très beau les rêves, mais c’est du concret qu’il nous faut… car le plus dur avec les rêves, c’est le réveil ! » En plus de la belle énergie qui en émane, le groupe nous offre un vrai travail, aux chorégraphies propres, au ton juste avec la simplicité et la fougue de leur jeunesse.
Par Eric Jalabert - Publié dans : Spectacle Tout
public
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Les illusions perdues de "Casimir et Caroline" agitent la Cour d'honneur
LE MONDE | 25.07.09 | 15h23 •
Qu'est-il arrivé à Casimir et Caroline ? Dernière création dans la Cour d'honneur du Palais des papes de ce 63e
Festival d'Avignon, la magnifique pièce de
l'écrivain hongrois de langue allemande Ödön von Horvath (1901-1938) a déçu, dans la vision qu'en livrent les metteur en scène et directeur musical néerlandais Johan Simons et Paul Koek.
Ce fut une première agitée, au soir du jeudi 23 juillet : interrompu à plusieurs reprises par un spectateur excédé, le spectacle a été en partie hué, quelques applaudissements frénétiques tentant
vainement de faire pièce à cette bronca. Il n'en méritait pas tant, mais il est vrai que le metteur en scène survole la pièce, dans cette version qui possède par ailleurs d'indéniables
qualités.
Tout avait bien commencé, avec l'espace de la Cour utilisé de manière fracassante par le grand scénographe allemand Bert Neumann : un immense échafaudage de quatre étages qui part à l'assaut de la muraille, barré, au premier niveau, par une énorme inscription scintillant dans la nuit : "Enjoy" ("Réjouissez-vous"). Au quatrième étage, sous les étoiles, les rêves de zeppelin et d'évasion de cette jeunesse qui se retrouve à la Fête de la bière de Munich, au seuil des années 1930 (Orvath a écrit la pièce en 1931), avaient d'emblée quelque chose de déchirant.
C'est là, à la foire, symbole pour l'écrivain des illusions du divertissement, que se retrouvent et se perdent Casimir et Caroline, dans la ronde des attractions foraines et de l'amour en fuite. Casimir vient d'être renvoyé de son emploi de chauffeur, comme tant d'autres sacrifiés par la crise. Il se demande si Caroline ne va pas le quitter, ce qu'elle nie farouchement, tout en tentant de réaliser ses pauvres espoirs d'ascension sociale en allant avec des hommes mûrs et aisés, en quête de conquêtes faciles.
Horvath voulait emprunter ses formes et ses thèmes à la culture populaire, pour déjouer de l'intérieur ce que le rêve petit-bourgeois a d'illusoire et de destructeur. C'est aussi, à sa manière, ce que met en place Johan Simons, en jouant sur nombre de signes de la culture populaire d'aujourd'hui. Et cela aurait pu très bien fonctionner si le metteur en scène n'était resté en surface d'une pièce où la fête foraine devient le miroir d'un monde peuplé de monstres sans conscience. Les scènes de théâtre (de foire) dans le théâtre sont d'ailleurs curieusement bâclées, alors qu'elles sont d'une importance capitale.
C'est dommage : Casimir et Caroline est vraiment une pièce pour aujourd'hui. L'écrivain hongrois fouille jusque dans l'inconscient les ravages intimes que la crise et l'exploitation économique provoquent chez les êtres, ce qui est évidemment d'une grande actualité.
Mais peut-être aurait-il fallu, pour entendre un peu mieux ces failles ouvertes dans la conscience, que la musique de Paul Koek fût moins omniprésente : ce n'est pas que la partition pop-rock, tendance new wave des années 1980 - un peu chargée en synthétiseurs -, soit dénuée de talent. Mais elle occupe trop de place, et n'en laisse plus aucune aux silences qui, chez Horvath, en disent presqu'autant que les mots.
Dommage, encore, parce que ce Casimir et Caroline est tenu par des acteurs de haut vol. A commencer par le couple Els Dottermans (Caroline) et Wim Opbrouck (Casimir). Les deux comédiens flamands ont vraiment des corps de personnages populaires, corps qu'ils savent utiliser en virtuoses. Ils sont plus âgés que les rôles, mais cela rend leur déclassement encore plus âpre, plus irrémédiablement poignant, elle avec sa petite robe verte de fille qui s'est habillée pour sortir et sa perruque blonde de Marilyn de foire, lui avec sa chemise hawaïenne et ses baskets, infiniment touchant parce qu'il est le seul à ne pas se laisser aveugler par les paillettes de la fête.
Mais il y a aussi le jeune Kristof Van Boven, très subtil dans le rôle de Franz Merkel, la petite frappe dénuée de conscience, graine de nazi finement dessinée par Horvath. Et Oscar Van Rompay, Schürzinger portant avec une classe folle et émouvante son statut de perdant définitif, même si c'est lui, à la fin de la pièce, qui repart avec Caroline. Et encore Yonina Spijker en Erna, fille paumée tentant vaillamment de s'emparer de son destin. Tous personnages coincés dans l'engrenage d'une histoire sur laquelle ils n'ont aucune prise.
Enfin et surtout, il y a la petite maison en néon rose qui couronne l'échafaudage de Bert Neumann : elle se découpe dans la
nuit noire comme le symbole des rêves de midinette de Caroline, et de toute une jeunesse au destin piégé.
source : http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/07/25/les-illusions-perdues-de-casimir-et-caroline-agitent-la-cour-d-honneur_1222756_3246.html
Photo : Phile DeprezUn décor de fête foraine. Des néons verts. Une enseigne avec le mot ENJOY en lettres scintillantes. Un drame social dans l’Allemagne de Weimar. Un huis-clos façon lutte des classes où se mêlent un patron surpuissant, un chauffeur au chômage, un tailleur sage et une petite secrétaire frivole. Un drame qui se déroule en une nuit, une nuit de fête : l’Oktoberfest de Munich. Un texte allemand du XXème siècle. Un metteur en scène flamand, Paul Koek (ici en conférence de presse pour ARTE), loin des provocations à la Jan Fabre (pas de dessiction de scarabées, pas de concours de masturbation).
Bref, on ne s’attendait vraiment pas à des huées à la première de Casimir & Caroline.
Déjà, au bout d’une heure de spectacle, des flots de spectateurs quittent la Cour. Une bonne trentaine.
Et soudain, en plein milieu d’une scène retentit une voix, d’en haut, très haut (assez près des amplis), qui crie : A CHIER ! C EST A CHIER ! FAIRE CA A AVIGNON !
Elle crie pendant quelques minutes, cette voix, et on entend encore des “HOU”, encore des “A CHIER”. Des gens ébahis regardent tout ça sans savoir comment réagir (j’en étais).
Brouhaha. Le spectacle s’arrête net. Des spectateurs crient aux crieurs : “Cassez-vous !”
Les acteurs, restés immobiles sur scène, fixent la salle, un drôle de sourire sur les lèvres, et l’acteur principal, qui joue Casimir, dit au public : “On continue”.
Et on continue.
Violetta Assier, journaliste culture pour Vaucluse-Matin, commente à la sortie : “La dernière fois que j’ai vu ça, c’était pour Jan Fabre en 2005″.
Bon. Cela arrive tout le temps il paraît. On dit qu’il est de coutume à Avignon de huer les spectacles copieusement, surtout pendant les premières. Les premières, c’est bien, il y a du (beau) monde : comédiens, journalistes, metteurs en scène (on a aperçu une partie de l’équipe d’Angelo, tyran de Padoue : Clothilde Hesme, Emmanuelle Devos, Christophe Honoré). Et certains spectateurs manifestent ainsi leur attachement à une tradition séculaire apparemment très avignonnaise : crier et huer si le spectacle ne leur plaît pas.
Cette année Federico Leon aussi a reçu des tonitruants “C’est un scandale !” pour son Yo en el Futuro. Commentaire d’une spectatrice : “Ils l’ont fait parce qu’ils étaient très surpris que la pièce ne dure qu’une heure“. Pas eu assez pour leur argent ?
Alors certes, Casimir & Caroline mérite quelques réserves. Mais en quoi crier A chier ! fait avancer le débat ?
Certains disent qu’Avignon sans huées, ce n’est pas Avignon. Que c’est une preuve que le théâtre est bien vivant, qu’il fait toujours réagir. Qu’au théâtre les gens ne sont pas de simples consommateurs de culture (dans son blog la journaliste de l’Express Laurence Liban fustige “la bienveillance d’un public qui semble agir comme si applaudir à tout rompre faisait partie de l’achat du billet”). Bref, il faut montrer qu’au théâtre on a son mot à dire, qu’au moins on n’est pas avachi devant la télé.
Mais ces huées servent-elles vraiment à quelque chose ?
Peut-être qu’au XXIème siècle il est temps de passer à une autre forme d’expression : les forums, les blogs, les rencontres entre metteurs en
scène et le public (le Festival en organise tous les jours ou presque). C’est peut-être cela, finalement -le dialogue, le débat- qui rend le théâtre vivant.
source : http://avignon.blogs.arte.tv/?p=604
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'El
final de este estado de cosas, Redux' dans les carrières de Boulbon
Biographie d'Israel Galván
Avec des parents andalous, et plus particulièrement une maman gitane, Israel Galvan a certaines prédispositions pour danser le flamenco dès son plus jeune âge. Pourtant, il ne s'y met que sur le tard, ne suivant pas la tradition qui opte pour l'apprentissage dans les fiestas et tablaos. Il montre d'ailleurs que le danseur de flamenco contemporain n'a pas nécessairement besoin de fuir le lycée pour devenir un chantre de la discipline ibérique. Dans les années 1990, il confie même qu'il ignorait qu'il deviendrait un jour danseur. Après un bref mais très remarqué passage au sein de la compagnie Andaluza de Danza, il prend modèle sur les icônes du début du XXe siècle et se met en scène dès 1998. Il est d'emblée désigné comme le 'bailaor' du renouveau flamenco et on le dénomme déjà le 'Nijinski du flamenco'. Israel Galvan mêle dans un rapport étroit formes contemporaines de danse et flamenco traditionnel. 'Arena', qu'il présente en 2007, est une version dansée très personnelle de la tauromachie.
Propos recueillis par Mathieu Laviolette-Slanka pour Evene.fr - Juillet 2009
Merci à Aurélie Mongour et Elodie Carrera pour la traduction
Invité par Montpellier Danse en juin, puis par le Festival d'Avignon en juillet, l'Espagnol Israel Galvan passera l'été et les mois qui suivront sur les scènes de France. Une notoriété grandissante qui n'est pas près de cesser. Le danseur est né sous une bonne étoile : fils d'une gitane et d'un autre danseur de légende, José Galvan, il est l'homme sans qui "le flamenco serait différent". Israel était donc de taille à s'attaquer à du grand, du lourd : son dernier spectacle s'inspire de l'Apocalypse selon saint Jean. Pour mieux contrecarrer le sort, il danse et danse encore, osant le mouvement et l'innovation contre la mort et l'habitude.
Vous avez découvert le flamenco enfant avec vos parents.Pourquoi avoir persévéré dans cette voie
?
Au début, la danse en elle-même ne m'attirait pas. Je me souviens que j'aimais jouer dans les
loges, j'aimais ramasser l'argent qu'on me jetait sur scène quand il m'arrivait de danser. J'observais les adultes et à leur contact je me sentais grand
comme eux. Aujourd'hui, maintenant que la danse est devenue mon métier, elle me sert à mieux me connaître. Je danse souvent seul, mais en m'entourant de musiciens et d'accessoires, je
recrée mon propre univers, influencé par Vincente Escudero, Carmen Amaya...
Votre danse réinvente le flamenco. Le spectateur qui vient voir vos spectacles n'assiste pas à une démonstration conventionnelle.
Je ne suis ni un esprit rebelle, ni un génie, et je ne suis pas encore désabusé. Je suis seulement un danseur de flamenco libre. Cette danse n'a pas, que je sache, de règles établies.
Il n'existe pas une loi qui édicte ce qui doit ou ne doit pas être fait : chaque artiste est libre de décider et le public reste seul juge. C'est
lui qui décide si oui ou non il a vécu une expérience de flamenco en regardant un spectacle.
Pour votre dernière création, 'El Final de este estado de cosas, Redux', vous vous appuyez sur des passages de l'Apocalypse. Pourquoi ce choix
?
La Bible et le flamenco ont toujours été, pour moi, intimement mêlés. C'est d'ailleurs pour cette raison que je parle de
"mise en (s)cène". Quand j'étais petit, nous dormions mes parents et moi dans des cabarets andalous. Chaque matin, nous lisions un passage de la Bible. Je me souviens notamment des
versets de saint Jean dans l'Apocalypse : les lamentations de ses prophéties sonnaient à mes oreilles d'enfant comme les cris des chanteurs de flamenco qui, la veille au soir, avaient chanté la
seguiriya. Je vois dans l'Apocalypse toutes les peurs et toutes les fêtes présentes dans le flamenco, et je me laisse porter par ce souvenir, sans vouloir suivre le texte à la
lettre.
Est-ce un spectacle liturgique ?
C'est un spectacle
de flamenco. Nous, les artistes du flamenco, vivons aussi dans ce siècle, et notre danse, comme tous les arts, peut exprimer les émotions de la société actuelle : la solitude, la destruction de
la famille, les catastrophes écologiques, la nature... Ce spectacle est porteur d'un message, mais le pectateur reste libre de l'interpréter. Lire la
suite de Danseur de l'Apocalypse »
'L'Apocalypse' est sans doute l'un des textes les plus complexes de la littérature, l'un des plus commentés également. Comment traduisez-vous sur scène cette complexité ?
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Les artistes qui m'accompagnent sur scène ont un lien fort avec le flamenco, qu'ils soient andalous, gitans, artistes
flamenco ou non. Ces musiciens contemporains et le groupe de heavy-metal ne sont pas issus de cette tradition mais ils s'inspirent du flamenco : ils viennent de Séville et d'Utrera, où les
rythmes flamencos vivent au travers des mostachones. Cette variété musicale répond à la multitude de visions et de symboles présents dans
l'Apocalypse et permet d'en ressentir la complexité. Faire se rejoindre en un même lieu le chant, la danse et le jeu dramatique est également une manière de transposer les différentes
grilles de lecture du texte original. Le travail du plasticien Pedro G. Romero et l'oeil avisé de mon metteur en scène Txiki Berraondo ont été déterminants.
Le texte est très riche. N'existe-t-il pas un risque d'exagérer ou d'abandonner le minimalisme esthétique qui caractérise votre oeuvre ?
J'aime être seul quand je danse. Sans chant, sans guitare. Seul mon corps est là, et devient l'instrument musical qui me manque. Ce spectacle sur l'Apocalypse - qui signifie "révélation" - était
l'occasion rêvée d'exprimer par la danse tout ce que mon corps dissimule. C'est pourquoi je porte un masque que je finis par enlever pour dévoiler ce qu'il y a de plus pur en moi. Sur scène, c'est mon intériorité qui s'échappe par les pores de ma peau. Mes mouvements, ma sueur sont les manifestations physiques d'une Apocalypse
personnelle. Mais la musique fait trop partie de moi pour que je puisse l'abandonner. J'en ai donc fait l'un des personnages du spectacle, un bailor qui traverse la scène et dont
le chemin de croix est en équilibre entre l'enfer et le paradis.
Le flamenco empêcherait-il la fin du monde ?
Ce spectacle
est né grâce à une vidéo qu'une amie et élève libanaise, Yalda Younes, m'avait envoyée. Elle y filmait une chorégraphie dansée par elle-même, et dans laquelle elle utilisait certains de mes pas.
Elle y évoquait une bombe tirée par Israël ayant récemment éclaté au Liban. Elle était naturellement choquée par cet événement et je crois que, d'une certaine manière, le flamenco qu'elle
interprétait lui a permis de se libérer d'une partie de sa colère. La flamenco ne résout pas la guerre et n'empêchera pas la fin du monde, mais il peut aider à garder la tête haute.
Le flamenco est l'une des rares danses occidentales qui, aujourd'hui encore, garde son identité propre, symbole de l'Espagne. Pourquoi ?
Le flamenco est une musique si puissante qu'elle porte effectivement l'identité d'un pays. Mais c'est encore plus que cela. Chaque artiste flamenco peut créer sa propre danse, y imprimer sa
propre personnalité et être reconnu. D'où sa grandeur sans limite. Le flamenco est partout dans le monde, il est le monde, et ne se limite pas à des
frontières géographiques.
source : http://www.evene.fr/theatre/actualite/israel-galvan-flamenco-avignon-montpellier-2052.php?p=2
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spectacle
TROIS SPECTACLES AU
CHOIX
primés par le Club de la Presse
OFFERTS AUX RESSORTISSANTS DE LA CMCAS D'AVIGNON
RESERVATION AUPRES DE VOTRE SLV UNIQUEMENT
jusqu'au 20 juillet
MACONDO
d'après Gabriel Garcia Marquez
Compagnie Premier Acte
Théâtre du Chien qui Fume
75 rue des Teinturiers
tous les jours à 11 h jusqu'au 31 juillet
"Macondo" d'après
"L'Incroyable et Triste Histoire de la Candide Erendira et de sa Grand-Mère Diabolique"de Gabriel Garcia Marquez. Durée 1h
Adaptation et Mise en scène : Sarkis
Tcheumlekdjian
Avec : Magali Albespy, Déborah Lamy, Catherine Vial - Musique
originale : Gilbert Gandil - Univers sonore : Bertrand Neyret -
Scénographie : Azad Goujouni
- Création costumes :
Marie-Pierre Morel-Lab - Affiche : Yannick Bailly
Résumé
Près d'une barque échouée, deux bohémiennes retiennent captive la jeune Erendira, une orpheline frappée d'un profond sommeil. C'est dans cette ambiance feutrée,
propice au récit intimiste, que l'histoire réelle et fantastique du village Macondo va être révélée. Animées d'une présence flamboyante, les comédiennes glissent allègrement du monde des vivants
à celui des morts. Ce qui pourrait n'être qu'une tragédie, se teinte d'humour et de poésie, aux confins des rêves et de la réalité.
Des pavés sur scène
LE PITCH
UNE COMEDIE ENGAGEE AUX ALLURES DE BD
yanis:Mais j’te jure t’étais là momo, et puis deux secondes après j’me retrouve au bled dans une barque, j’passe une porte et j’me fais braquer par deux nanas, y’avait même une sorte de maître du
temps... momo:Et t’as surement vu la bonne fée aussi ?? yanis : Ouais ! Tu l’as vu toi aussi ? Momo:ouais...ouais.... Quand fée, exilés, savant fou rap et Marivaux se
rencontrent ça promet un voyage détonant...une quête pleine d’espoir.
Sur scène, théâtre,
rap, vidéo, hip hop et slam pour (sou)lever questions, doutes, préjugés sur une génération qui ne demande qu'à y croire !
LE SYNOPSIS
Jeune adulte issu de la seconde génération d’immigrés qui réside en banlieue
parisienne, Yanis est en proie à des tourments identitaires. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il peine à affirmer sa personnalité au sein d’une société qui est censée être la sienne
mais de laquelle il se sent exclu, sans pour autant avoir réellement tenté de s’y insérer. Squatter dehors avec ses potes, fumer quelques joints et se faire contrôler par les flics, voilà à peu
près ce à quoi se résume son quotidien, qui ne le satisfait pas pour autant. Des Pavés sur Scène, c’est le voyage de Yanis, sous forme de rêverie, qui, en le confrontant à ses angoisses, ses
doutes et ses préjugés, va lui permettre de mieux se comprendre lui-même ainsi que le monde qui l’entoure.
Plaisanteries
"L'ours"et "La demande en mariage"
d'Anton Tchékhov
Par Sophie Bouret
au théâtre du Grand Pavois
13 rue de la Bouquerie
tous les jours à 20h30 jusqu'au 31 juillet
"Tchekhov a toujours dit qu'il n'avait écrit que des comédies. Euh... ?
mais avec "L'Ours" et "Une demande en mariage", pas d'hésitation possible, se sont bien là deux plaisanteries.
Aller dans tous les petits chemins, interroger chaque mot sans oublier le
mouvement.
Au coeur du travail, faire le choix de la légèreté, de la joie, de la Vie, infiniment belle, infiniment plus forte que nos peurs et nos faiblesses.
Pousser le comique jusqu'au burlesque, préserver la sincérité et les sentiments premiers, laisser souffler un vent coulis de folie, voilà le parti-pris !
Dans "L'ours", Madame Popova, jeune veuve, s'enferme par orgueil dans un deuil qui ne lui sied pas... Un créancier, venu recouvrer la dette du défunt, bouscule les sens de la belle et la voilà
vidée de son sang-froid, quel émoi !
Dans "Une demande en mariage", Lomov vient demander la main de Natalia, mais avant même qu'il ait pu formuler quoique ce soit, il se dispute avec sa belle sur des sujets bien matériels,
heureusement les sens triomphent de la raison et même les humeurs se mettent au bon diapason.
Un décor modulable et léger, trois comédiens pour six personnages à interpréter... une petite structure réactive pour aller dans la joie auprès de tous les publics (à partir de 7 ans)." (Notes de
mise en scène - Sophie Bouret)
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